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Que mettre dans un mediakit et comment le créer

Ce que les marques cherchent dans un mediakit, quelles statistiques inclure, comment présenter ton audience et décrocher ta première collaboration.

Page de statistiques d'un mediakit en français : abonnés par réseau, engagement par vue, vues par mois et audience par genre et par âge

En bref : un mediakit d'influenceur contient une courte présentation (qui tu es et de quoi tu parles), tes réseaux avec ton nombre d'abonnés, tes statistiques du dernier mois (vues, interactions et taux d'engagement), les données de ton audience (genre et âge), les services que tu proposes avec leurs tarifs, des exemples de collaborations ou de contenus, et tes coordonnées. Le tout organisé pour qu'une marque puisse décider en deux minutes si tu lui corresponds.

La suite de ce guide reprend chaque partie : quoi mettre, pourquoi c'est important et comment le présenter. On l'a écrit du point de vue des marques. Mediakitster est fait par la même équipe qu'Unwrappa, une plateforme où les marques publient des campagnes et où les créateurs postulent. Dans cette équipe, on a passé en revue des milliers de profils de créateurs et on travaille avec des marques sur leurs campagnes. On connaît donc de près la façon dont les créateurs se présentent et ce qu'une marque a besoin de savoir avant de choisir quelqu'un. Sur Unwrappa, environ 850 créateurs sont inscrits, ils ont envoyé quelque 800 candidatures à des campagnes de marques, et une centaine de collaborations ont abouti (chiffres de novembre 2026).

Qu'est-ce qu'un mediakit et à quoi sert-il pour les marques ?

Un mediakit est un document court, souvent un PDF ou un lien, qui présente un créateur comme partenaire possible. C'est ce qu'une marque ou une agence te demande avant une collaboration, et ce que tu joins quand tu contactes une marque de toi-même.

La personne qui le reçoit décide rarement seule. Souvent, quelqu'un au marketing doit remplir une campagne, compare plusieurs créateurs puis justifie son choix auprès d'autres personnes. Ton mediakit circule en interne quand tu n'es pas là pour l'expliquer : il doit se comprendre tout seul.

Que recherchent les marques dans un mediakit ?

Quand quelqu'un évalue un créateur, il cherche au fond à répondre à cinq questions. Un bon mediakit y répond sans qu'on ait besoin de te les poser :

  1. Son audience, c'est notre cible ? Âge, genre et thèmes de ton contenu.
  2. Ses chiffres sont-ils crédibles ? Concrets, récents et d'une seule source.
  3. Que peut-on réserver exactement ? Des formats et des prix clairs.
  4. Est-ce facile de travailler avec cette personne ? Un document soigné, des exemples de travaux passés et un contact clair.
  5. Comment la joindre ? Un e-mail bien visible, pas caché en dernière page.

S'il manque une de ces réponses, la personne doit t'écrire pour la trouver, ou passe au créateur suivant.

Que mettre dans un mediakit d'influenceur ?

  • Présentation. Ton nom, ta niche, ta ville et deux ou trois phrases sur ce que tu fais et pour qui. Une photo de toi.
  • Réseaux et abonnés. Instagram, TikTok, YouTube et les autres, avec ton pseudo et ton nombre d'abonnés sur chacun.
  • Statistiques. Vues, j'aime, commentaires et partages du dernier mois, et ton taux d'engagement.
  • Audience. Répartition par genre et par tranche d'âge.
  • Services. Les formats qu'on peut réserver : publication sponsorisée, reel, UGC, ambassadeur de marque, etc.
  • Tarifs. Le prix de chaque format, dans ta devise, avec ce qu'il comprend.
  • Preuves. Les marques avec qui tu as travaillé, ce qu'elles ont dit de toi et des exemples de ton contenu.
  • Contact. E-mail, téléphone si tu veux, pays et langues dans lesquelles tu crées.

Mets les chiffres en haut et le contact là où on ne peut pas le rater. Des tarifs cachés à la fin compliquent la vie de la personne qui te lit.

Quelles statistiques mettre dans son mediakit ?

Celles qui montrent ta portée réelle sur une période récente, en général le dernier mois :

  • Abonnés par réseau. Ils donnent du contexte, mais ne suffisent pas.
  • Vues par mois ou vues moyennes par vidéo. Elles montrent combien de personnes tu touches vraiment.
  • J'aime, commentaires et partages par mois. Ils montrent si les gens réagissent à ce que tu publies.
  • Taux d'engagement. Il résume le tout en un pourcentage (calcul ci-dessous).

Prends-les dans les statistiques de l'appli (Insights sur Instagram, Analytics sur TikTok), pas de mémoire. Et prends toujours tous les chiffres sur le même réseau : des j'aime TikTok divisés par des abonnés Instagram donnent un pourcentage qui ne veut rien dire, et une marque attentive le remarque.

Comment calculer ton taux d'engagement

Aujourd'hui, le calcul le plus parlant se fait par vue :

Taux d'engagement = (j'aime + commentaires + partages) ÷ vues moyennes par vidéo × 100

Par exemple, si tes vidéos font en moyenne 30 000 vues, 1 500 j'aime, 120 commentaires et 60 partages, ton taux d'engagement est de 1 680 ÷ 30 000 × 100 = 5,6 %. Sans les vues, on le calcule sur les abonnés du réseau principal, mais sur TikTok cela peut donner des chiffres bizarres, car une vidéo touche souvent bien plus de monde que tes abonnés.

Comment présenter les données démographiques de son audience ?

Les marques choisissent un créateur pour son audience, alors cette partie compte beaucoup. Quelques règles :

  • Utilise les données de l'appli, du même réseau et de la même période que tes autres chiffres.
  • Montre la répartition par genre en pourcentages dont le total fait 100.
  • Regroupe l'âge en tranches (13-17, 18-24, 25-34, 35+) plutôt que de donner une moyenne.
  • Relie les données à ton contenu dans ta présentation : « des recettes simples pour celles et ceux qui débutent en cuisine » en dit plus à côté de « 70 % entre 18 et 34 ans » que le chiffre seul.

N'arrondis pas à ton avantage et ne supprime pas une tranche qui te plaît moins. Les marques demandent souvent des captures de tes statistiques, et ce qui est dans le kit doit correspondre.

Comment faire un mediakit quand on a peu d'abonnés ?

Comme avec beaucoup d'abonnés, et c'est même encore plus utile. Avec un petit compte, le mediakit te distingue de ceux qui envoient juste un lien vers leur profil. Mise sur ce que tu as :

  • Une niche claire. Une petite audience bien définie peut mieux correspondre à une marque qu'une grande audience dispersée.
  • Ton taux d'engagement. Si les gens commentent et partagent, montre-le.
  • Des exemples de contenu. Même sans collaboration passée, tu peux montrer comment tu présenterais un produit.
  • Des formats qui ne dépendent pas de la portée, comme l'UGC : du contenu que la marque publie sur ses propres réseaux.
  • Des prix réalistes. Un prix « à partir de » est un bon point de départ pour négocier.

De quelles informations les marques ont-elles besoin pour te réserver ?

En plus des chiffres, quelqu'un qui veut te réserver doit savoir ce qu'il achète. Pour chaque format, indique ce qu'il comprend (par exemple « 1 reel de 30 à 45 secondes et 3 stories »), son prix et, le cas échéant, combien de temps la marque peut utiliser le contenu. Ajoute les langues dans lesquelles tu crées et le pays depuis lequel tu travailles. Moins on doit te poser de questions, plus vite on te répond.

Comment décrocher sa première collaboration avec une marque ?

  1. Prépare ton mediakit avant d'écrire à qui que ce soit, en PDF et en lien.
  2. Choisis des marques qui te correspondent déjà, par ton contenu et ton audience, pas forcément les plus grosses.
  3. Fais court : qui tu es, une idée concrète pour cette marque et le kit en pièce jointe. Trois phrases suffisent.
  4. Cherche des campagnes ouvertes. Sur des plateformes comme Unwrappa, les marques publient des campagnes et les créateurs postulent directement, des produits offerts aux collaborations rémunérées.
  5. Mets tes chiffres à jour tous les quelques mois et toujours avant d'écrire.

Personne ne peut te garantir une collaboration, mais un mediakit clair rend le « oui » beaucoup plus facile.

Pourquoi faire ton mediakit en français

Si tu travailles surtout avec des marques et des agences en France, en Belgique, en Suisse ou au Québec, les personnes qui lisent ton kit lisent en français. Un document dans leur langue se comprend plus vite et se transfère sans traduction. L'anglais se justifie pour les marques internationales ; beaucoup de créateurs ont les deux versions.

Comment créer ton mediakit avec Mediakitster

Savoir quoi mettre est une chose ; décider de l'ordre, de la structure et du design en est une autre, et c'est là que partent des soirées entières. Mediakitster s'en charge : tu ne mets rien en page, tu réponds à des questions.

  1. Réponds à huit étapes courtes : toi, contact, réseaux, statistiques, audience, services, tarifs et preuves. Chaque étape explique quoi mettre et pourquoi ça compte pour une marque, et le taux d'engagement est calculé à partir de tes chiffres.
  2. Sélectionne Français comme langue du kit. L'outil est en anglais, mais le kit sort en français. Si tu commences ici, le français est déjà sélectionné. Écris ta présentation et tes services en français.
  3. Choisis un style. Tes réponses s'organisent toutes seules en un kit structuré de façon professionnelle ; le style ne change que l'apparence, et tu peux en changer sans rien ressaisir.
  4. Vérifie l'aperçu complet gratuitement, avec un filigrane.
  5. Paie une fois et télécharge le PDF haute résolution, que tu reçois aussi par e-mail, avec un lien à partager.

Questions fréquentes

On écrit media kit, kit média ou mediakit ?
Les trois se disent et désignent la même chose : le document qui présente un créateur à une marque. Dans ce guide on l'écrit en un mot, mediakit, comme dans les kits de Mediakitster.
Combien de pages doit faire un mediakit ?
Juste assez pour répondre à ce qu'une marque doit savoir : qui tu es, qui tu touches, tes chiffres, ce que tu proposes, ce que tu as déjà fait et comment te joindre. Une page ou plusieurs, peu importe ; l'essentiel est que les chiffres et le contact se trouvent tout de suite.
Je peux avoir mon mediakit en français et en anglais ?
Chaque kit sort dans une seule langue, celle que tu choisis dans le formulaire. Si tu travailles avec des marques françaises et internationales, le plus courant est d'avoir une version par langue, et sur Mediakitster cela fait deux kits.
Faut-il prendre un abonnement ?
Non. Sur Mediakitster tu paies une seule fois le kit que tu télécharges, sans abonnement et sans créer de compte. Répondre aux questions et voir l'aperçu complet est gratuit.